Au plaisir des jouets
L'homme qui penche
Au vif du monde
Pour Elvin Jones
L'empreinte de Thomas Bernhard
Magicosmologie
Le pays des fantômes
La répétition des erreurs
Un magicien
Une fois un jour
La ferme du garet
Le journal d'un manoeuvre
Finalement quoi
Le lumbago chez Baudelaire
Vie de famille
Flaschko (101 mélodrames assis)
Le retour du martinet
Kratochvil
Moulin à parole
C'est la vie
La malédiction de la famille Guergand

 


Au vif du monde



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Production et distribution

Création à L’Espace Jean Legendre-Théâtre de Compiègne en mars 2010
D’après le livre AU VIF DU MONDE de Zéno Bianu et Marc Feld éditions Bernard Dumerchez 2010

Texte : Zéno Bianu
Peintures : Marc Feld
Conception et réalisation : Marc Feld
Musique Originale : Karine Quintana
Conception et écriture images : Jean-Jacques Nguyen
Avec
Sylvain Thirolle et Marc Feld : comédiens
Karine Quintana : accordéoniste

 

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Présentation

Peindre, un saut périlleux continu qui nous interroge
et nous illumine, des parois de Lascaux aux éclats de
Pollock.

Au vif du monde est une “lecture-spectacle- qui s’inscrit dans un projet polyphonique, où le poème, la peinture, la musique, la vidéo, le jeu théâtral et musical se rencontrent dans un livre, dans un lieu d’exposition et sur un plateau de théâtre. Zéno Bianu, Marc Feld et Jean-Jacques Nguyen cherchent à solliciter une autre écoute. Ils tentent de montrer que la beauté n’est pas simplement un objet de contemplation, mais une force, une énergie capable de faire tressaillir.
Textes, peintures, musiques et acteurs se donnent à voir  ensemble sur le plateau. C’est l’écriture scénique qui rassemble et organise les différents matériaux dans une dramaturgie des passages, permettant ainsi aux spectateurs d’être saisis par les multiples résonances mises en jeu et d’appréhender la création comme une chambre d’écho permanente.

Le poète Zéno Bianu nous plonge au cœur de l’acte de peindre de Soutine par une danse des mots, des couleurs et des sens.
Un accordéon tisse une passerelle sensible où la parole de l’acteur et la matière des œuvres peintes par Marc Feld projetées sur scène, se rejoignent et créent des résonances multiples.

Une belle aventure, un moment rare.

Le travail, c’est organisé autour de la thématique du Bœuf écorché, comme motif récurent, dans une sorte de voyage au « Pays de la peinture » de Rembrandt à Soutine en passant par Lascaux, Fautrier, bacon, Tapies, Giacometti, Morandi, Poussin et tant d’autres qui m’accompagnent au plus intime de moi-même quand je peins. Un voyage, dans le corps même de la peinture, dans son mystère absolu et en même temps, dans la réalité profonde et immanente, que représente pour moi, (la peinture) cette pensée du monde « hors de la langue » qui médite sur l’espace et la lumière, l’énergie de la matière ; l’histoire, la mémoire, mais aussi sur le corps, l’écriture, les écritures multiples qui nous traversent sans cesse, et qui trament le tissu des mots et des rêves. La peinture dans son essence, apparaît-elle avant les mots, après les mots, personne je crois ne peut le dire, c’est ce qui fait, son mystère et sa beauté. Réaliser une peinture, pour moi, ce n’est pas faire une image de plus dans ce monde peuplé d’images qui nous empêchent de voir, mais tenter une rencontre, atteindre une vibration que chaque spectateur/spectatrice par son histoire, dans son unicité d’espace et de temps, rend vivante en la regardant.
Marc Feld

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